Kibyra occupe trois collines dominantes séparées par de profonds ravins, dans le quartier de Horzum de Gölhisar, à Burdur. L'établissement est vaste, et c'est son plan qui frappe d'abord : les bâtiments sont disposés symétriquement sur des versants en terrasses face au lac et à la plaine, et agencés de sorte qu'aucun ne masque la vue d'un autre.

L'approche longe sur la gauche une porte monumentale, puis le stade, dont le ministère donne la capacité à 12 000 à 13 000 places et qu'il qualifie de plus imposant de l'Anatolie antique. Plus loin viennent une basilique, des agoras haute et basse, des bains, un gymnase, un théâtre et le bouleutérion, ainsi qu'un projet de tombeau monumental, d'autres bains, un arc avec une tour ronde et les conduites d'eau. Le bouleutérion, qui servait aussi d'odéon, pouvait accueillir 3 600 personnes. Au centre exact de son orchestra se trouve une mosaïque de Méduse en marbre rouge, vert et blanc — des serpents en guise de cheveux, un regard qui change les gens en pierre — que le ministère décrit comme unique en Anatolie. En 2011, une mosaïque de 540 mètres carrés a été mise au jour devant le même bâtiment, la plus grande et la mieux conservée du pays selon le ministère, et à côté d'elle un bain romain tardif des 6e–7e siècles apr. J.-C. et un atelier de poterie. Tous les éléments d'architecture visibles aujourd'hui sur le site datent de la période impériale romaine.

Les fouilles de 2016 ont mis au jour un bâtiment de fontaine circulaire au centre de la troisième terrasse de l'agora. Sa position dans la ville et le style de ses éléments architecturaux indiquaient qu'il avait été édifié après le séisme de 23 apr. J.-C., et des ajouts et des remaniements sur une longue période l'ont maintenu en service à la fois comme monument d'eau ornemental et comme point d'approvisionnement pratique.

Kibyra apparaît sous le royaume de Pergame, sous le règne d'Eumène II (197–159 av. J.-C.). Peu après, elle forma un conseil de quatre cités avec les cités voisines de Boubon, Balboura et Oinoanda, qui dura pendant les 2e et 1er siècles av. J.-C. jusqu'à ce que le général romain Murena le dissolve en 82 av. J.-C., rattachant les cités à la province d'Asie et à la Confédération lycienne. Le grand séisme de 23 apr. J.-C. rasa la ville et Tibère la reconstruisit ; ses plus belles années furent celles du 1er au 3e siècle apr. J.-C. La ville était connue pour la ferronnerie, le cuir, la poterie et l'élevage de chevaux, et ses habitants avaient une réputation franchement guerrière. Les découvertes de Kibyra sont exposées au musée de Burdur.

Quand y aller

Climat
Dans l'ensemble de la province de Burdur, les températures moyennes mensuelles vont de 2,6 °C en janvier à 24,7 °C en août ; la moyenne reste comprise entre 15 et 25 °C en mai, juin, juillet, août et septembre ; les précipitations sont les plus fortes en décembre (60 mm) et les plus faibles en août (9 mm). Moyennes de long terme de la période 1931-2025, Service météorologique de l'État turc (MGM).Vérifié: 22 septembre 2026

Horaires de visite

Horaires de visite
08:00 - 19:00Vérifié: 30 septembre 2026