Pamukkale–Hierapolis a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1988 sous le numéro 485, au titre de trois critères et dans la catégorie mixte — naturelle et culturelle à la fois. Cette double inscription décrit le lieu mieux que n'importe quelle phrase : des terrasses de travertin blanc formées par l'eau chargée de calcaire qui ruisselle des pentes méridionales du Çaldağı et, au milieu d'elles, une cité antique. La direction estime le nombre de visiteurs à environ deux millions par an.

Les terrasses se forment là où l'eau thermale rencontre l'air et abandonne ses minéraux, qui s'accumulent par paliers comme une cascade arrêtée en pleine chute, avec des bassins retenus sur les replats. La formation a pris des milliers d'années et s'abîme facilement, de sorte que seuls certains tronçons sont ouverts à la marche et à la baignade. La réputation de l'eau pour soulager toute une série de maux n'est pas non plus une affirmation moderne : c'est la raison d'être de la ville, et l'on venait de toute l'Anatolie pour s'y soigner pendant des siècles.

Le ministère indique que la ville fut probablement fondée au IIe siècle av. J.-C. par Eumène II de Pergame, et que son nom viendrait de Heira, épouse de Télèphe, le fondateur de Pergame. Les sources anciennes connaissaient Hierapolis pour sa métallurgie, sa sculpture sur pierre et ses tissus. Sous Constantin le Grand, elle fut la capitale de la province de Phrygie et, à l'époque byzantine, le siège d'un évêque. Elle a fonctionné tout du long comme centre thermal, ce à quoi servait la plus grande partie des bâtiments conservés.

Ce qui subsiste se dresse dans un état de conservation inhabituel. Le bain romain, très fréquenté du temps où la ville était une station thermale, abrite aujourd'hui le musée archéologique, où sont exposées les statues et autres trouvailles issues des fouilles menées ici et dans la région environnante. Le théâtre, les temples, les fontaines monumentales, l'agora, le gymnase et les tombeaux sont assez intacts pour donner l'impression de parcourir une ville plutôt qu'un champ de ruines. Parmi eux se trouve l'endroit que les Romains prenaient pour une entrée des enfers.

Le site est à dix-huit kilomètres au nord du centre de Denizli, et des minibus y vont depuis la gare routière de Denizli. Ceux qui souhaitent rester plus longtemps peuvent recourir aux établissements thermaux proches de la cité antique, qui proposent l'hébergement ainsi que des massages, des bains d'eau thermale et des bains de boue.

Comment s’y rendre

Accès
À dix-huit kilomètres au nord du centre de Denizli. Des minibus vont au site depuis la gare routière de Denizli.Vérifié: 15 septembre 2026

Quand y aller

Climat
Dans l'ensemble de la province de Denizli, les températures moyennes mensuelles vont de 6 °C en janvier à 27,5 °C en juillet ; la moyenne reste comprise entre 15 et 25 °C en mai, juin, septembre et octobre ; les précipitations sont les plus fortes en janvier (90 mm) et les plus faibles en août (11 mm). Moyennes de long terme de la période 1957-2025, Service météorologique de l'État turc (MGM).Vérifié: 22 septembre 2026