Le système qui amenait l’eau du ruisseau du Lamas à Elaiussa Sebaste, sur la côte de l’actuel district d’Erdemli, à Mersin, fut construit à l’origine sous Rome, probablement au Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. Au début, les aqueducs ne desservaient qu’Elaiussa Sebaste.

Cela changea avec le sort de la région. Après le IVe siècle, quand Séleucie devint le siège de la province d’Isaurie, la voisine Korykos monta avec elle ; elle n’était au départ qu’un établissement dépendant d’Elaiussa Sebaste, mais son port la rendit importante, tandis que celui d’Elaiussa Sebaste s’envasait et que la ville déclinait. Les aqueducs, réparés à de nombreuses reprises, furent prolongés aux Ve et VIe siècles jusqu’à Korykos, et une inscription sur le second aqueduc nomme le commandant byzantin Ilios, sous lequel le prolongement fut réalisé.

Le système n’est pas d’un seul type d’ouvrage mais de trois : des galeries creusées dans le rocher, des canaux à ciel ouvert soit taillés dans la roche, soit construits en maçonnerie au mortier, et les aqueducs eux-mêmes. Les galeries creusées dans le roc commencent dans la vallée du Lamas et suivent une pente choisie pour ne pas accélérer l’eau — maintenir une chute constante, c’est ce qui garde le niveau stable. Comme le flanc de la vallée est trop escarpé pour qu’on l’atteigne de l’extérieur, des ouvertures en forme de fenêtres furent percées à intervalles ; elles servaient aussi à évacuer les déblais du percement et à faire circuler l’air pour que l’humidité ne se change pas en mousse.

Les aqueducs furent bâtis sur un ou deux niveaux selon la largeur du lit du cours d’eau et la hauteur des pentes, avec des portées d’arcs variables en conséquence. Les canaux étaient enduits à l’intérieur, d’environ 1,10 de haut sur 1,70 de large, et couverts de dalles ou d’une voûte maçonnée au mortier.

Les deux traditions résolurent différemment le même problème. Les bâtisseurs hellénistiques couvraient leurs canaux et les faisaient courir sous terre partout où ils le pouvaient, ce qui gardait l’eau propre mais rendait une avarie presque impossible à atteindre. Les Romains préféraient un tracé à ciel ouvert, et le payaient en pollution. Le tartre, le sable charrié et d’autres débris ralentissaient l’écoulement si les canaux n’étaient pas nettoyés ; les Romains placèrent donc des équipes d’entretien le long de la ligne, et des équipes d’inspection au-dessus d’elles.

Comment s’y rendre

Accès
Les transports urbains y vont.Vérifié: 15 septembre 2026

Quand y aller

Climat
Dans l'ensemble de la province de Mersin, les températures moyennes mensuelles vont de 10,4 °C en janvier à 28,5 °C en août ; la moyenne reste comprise entre 15 et 25 °C en avril, mai, octobre et novembre ; les précipitations sont les plus fortes en décembre (137 mm) et les plus faibles en août (7 mm). Moyennes de long terme de la période 1929-2025, Service météorologique de l'État turc (MGM).Vérifié: 22 septembre 2026