Pergame, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2014, est une ville de colline, et ce fait a tout façonné. Le nom antique vient de perg ou berg, qui signifie château ou lieu fortifié, et le site est resté habité à travers les occupations et les destructions en raison de son emplacement.

Il n'y avait ici aucun terrain naturellement plat, si bien que, dès la première phase d'occupation, il a fallu gagner de l'espace par des terrasses ; à mesure que les terrains à bâtir se raréfiaient et que les besoins grandissaient, d'anciennes terrasses ont été absorbées dans de nouvelles — ce qui explique aussi que l'on sache si peu de choses sur les débuts de la ville. Les plus anciennes traces d'habitat retrouvées sur la citadelle datent des VIIe et VIe siècles av. J.-C. Le ministère décrit le plan urbain qui en résulte, imposé aux bâtisseurs par la topographie, comme une forme et une planification sans équivalent.

La ville a toujours été deux choses à la fois : la citadelle fortifiée tout en haut de la montagne, et une ville basse sur le versant sud plus doux, elle-même fortifiée, et les quartiers d'habitation ont varié à plusieurs reprises en taille et en étendue selon les conditions politiques et économiques. La ville haute était le lieu où vivaient les familles royales, les notables, les intellectuels et les chefs militaires, et elle avait un caractère officiel ; son agora se dressait en hauteur et était réservée aux affaires de l'État. La partie centrale, orientée du nord au sud, comptait les sanctuaires d'Héra et de Déméter, le temple d'Asclépios, les gymnases et la fontaine de la ville — des édifices sans lien avec le gouvernement, lieux de rencontre où l'on entrait et sortait librement. Dans la ville basse se trouvaient l'agora basse, le centre commercial de la cité, construite dans les premières années d'Eumène II, et une rangée de boutiques des deux côtés de la route principale montant vers la ville moyenne et la ville haute, ainsi que des maisons à péristyle, dont l'une sert encore de maison des fouilles et une autre est connue sous le nom de maison d'Attale.

La ville et ses remparts atteignirent leur plus grande extension sous Eumène II, et les édifices de son règne sont ceux pour lesquels on vient : l'autel de Zeus, élevé pour commémorer la défaite des Galates ; le propylée du temple d'Athéna et les portiques qui l'entourent ; la bibliothèque qui contenait 200 000 rouleaux de livres ; le grand palais ; et les remparts de la ville. Le temple d'Athéna plus ancien fut conservé, de même que le théâtre — de dix mille places, le plus abrupt qui subsiste de l'Antiquité — et la ville s'est déployée en éventail sur trois côtés de ce noyau. Une large route, à rampe régulière, traverse toute la ville, en partant de la porte d'Eumène dans la ville basse, en zigzaguant puis en décrivant une large courbe à travers la ville moyenne pour atteindre la ville haute en remontant le versant sud de la montagne.

Sous Trajan et Hadrien, au IIe siècle apr. J.-C., Pergame connut un nouvel essor : la ville déborda de ses remparts et s'étendit selon un plan en damier jusqu'à la plaine, et l'édifice le plus important de cette expansion est le temple de Sérapis, la Basilique rouge. Un théâtre romain, un amphithéâtre et un stade furent ajoutés.

L'Asklépiéion, dans la plaine en contrebas, était un centre de guérison que la direction place au rang d'Épidaure et de Cos. Pausanias mentionne un premier temple d'Asclépios à Pergame dans la première moitié du IVe siècle av. J.-C., et les fouilles confirment que le sanctuaire existait dès ce siècle et qu'il s'est développé à l'époque hellénistique, bien que son apogée se situe au IIe siècle apr. J.-C. À l'époque romaine, une voie sacrée menait de la ville au sanctuaire, se terminant à la cour du propylée, entourée sur trois côtés de colonnades corinthiennes et construite par le consul Claudius Charax, un historien. L'enceinte comprend un théâtre de 3 500 places, une salle de culte de l'empereur Hadrien, une bibliothèque et le temple rond d'Asclépios, inspiré du Panthéon de Rome et construit vers 150 apr. J.-C. par le consul L. C. Rufinus. Dans la partie sud se trouvent trois petits temples hellénistiques, les salles de sommeil, la source sacrée et ses bassins, ainsi qu'un long tunnel souterrain construit pour protéger du froid et de la chaleur les patients en cours de traitement.

Droit d'entrée

Entrée simple au musée ou au site · Nationaux
MüzeKartVérifié: 13 septembre 2026
Entrée simple au musée ou au site · Étrangers
15 €Vérifié: 13 septembre 2026

Horaires de visite

Horaires de visite
08:30 - 20:00Vérifié: 30 septembre 2026

Comment s’y rendre

Accès
Bergama est à 106 kilomètres d'İzmir, à 110 de Balıkesir, à 499 d'İstanbul et à 659 d'Ankara.Vérifié: 2 octobre 2026

Quand y aller

Climat
Dans l'ensemble de la province d'İzmir, les températures moyennes mensuelles vont de 8,9 °C en janvier à 28 °C en juillet ; la moyenne reste comprise entre 15 et 25 °C en avril, mai, septembre et octobre ; les précipitations sont les plus fortes en décembre (146 mm) et les plus faibles en juillet (4 mm). Moyennes de long terme de la période 1938-2025, Service météorologique de l'État turc (MGM).Vérifié: 22 septembre 2026