Didymes n’était pas une cité mais un sanctuaire — le siège d’un oracle d’Apollon à Didim, dans la province d’Aydın — et son temple est celui que le ministère décrit comme le troisième plus grand du monde antique construit dans l’ordre ionique, et compte parmi les mieux conservés. Les fouilles scientifiques menées entre 1906 et 1913 l’ont mis entièrement au jour, et une partie en a été relevée ; le mur de protection qui ceint le site, bâti de pièces architecturales trop usées pour être replacées, date de cette même campagne.
Dans l’Antiquité, on croyait que le don de prophétie avait été transmis aux hommes par Apollon lui-même, dieu du soleil, de la lumière, de la musique et de la divination, et des temples lui étaient consacrés dans toute l’Anatolie, chacun avec des prêtres et des prêtresses qui posaient au dieu les questions des visiteurs et rapportaient ses réponses. La préfecture du district raconte ainsi l’histoire de la fondation de Didymes : Apollon, se promenant dans la campagne autour de Didim, rencontra un berger nommé Brankhos, le prit en affection et lui enseigna les secrets de la divination. Brankhos éleva le premier temple d’Apollon à côté du bosquet de lauriers et de la source où se dresse le temple aujourd’hui, et ses descendants, connus sous le nom de Branchides, administrèrent le sanctuaire très longtemps par la suite.
Une double rangée de colonnes entoure le bâtiment à l’extérieur, ce qui en fait un dipteros par son plan. Le seul élément qui rompt avec la convention se trouve plus à l’intérieur : une cour ouverte sur le ciel, dont le sol n’est pas dallé de pierre. Dans cette cour centrale se trouvaient la source sacrée — dont l’emplacement exact n’a toujours pas été fixé — et un petit temple, le naïskos.
L’étrangeté du plan découle de la fonction du bâtiment. C’était un oracle, et la forme servait cette fonction. Un temple antérieur, du VIe siècle av. J.-C., avait déjà acquis une large renommée avant que les Perses ne le détruisent au début du Ve siècle ; les fondations encore visibles dans la cour centrale lui appartiennent. Le naïskos hellénistique de cette cour fut démoli au Ve ou VIe siècle apr. J.-C. et une basilique chrétienne fut bâtie à sa place ; la basilique, comme le temple, fut ruinée par un tremblement de terre.
Méduse garde le temple. Elle était la seule mortelle des trois sœurs appelées les Gorgones, qui, dans le mythe grec, avaient des serpents pour cheveux et un visage si terrible que quiconque les regardait était changé en pierre.
Quand y aller
- Climat
- Dans l'ensemble de la province d'Aydın, les températures moyennes mensuelles vont de 8,2 °C en janvier à 28,4 °C en juillet ; la moyenne reste comprise entre 15 et 25 °C en avril, mai, septembre et octobre ; les précipitations sont les plus fortes en décembre (126 mm) et les plus faibles en août (6 mm). Moyennes de long terme de la période 1940-2025, Service météorologique de l'État turc (MGM).
Horaires de visite
- Horaires de visite
- 08:30 - 18:45
Comment s’y rendre
- Accès
- On peut y accéder depuis le centre d'Efeler, à Aydın, par les bus de la municipalité métropolitaine et par les minibus de Didim.







